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Pour JAHB, le monde continue d’être un livre ouvert, dont elle se nourrit avec une ferveur qui constitue le tremplin de sa pratique. Néanmoins, ce n’est pas le réel immédiat qui l’interpelle de nos jours, ni véritablement son substrat, mais l’idée qu’elle s’en donne et réverbère par de sobres analogies….
Plus qu’un échange privilégié, nous avons là une connivence tacite avec tout ce qui vit, mais également une méditation, sinon une rêverie, qui dévoilent, malgré la précision des intitulés, un territoire imaginaire continuellement à recomposer, autrement formulé, un damier pour la transhumance de la rétine.
Qu’il s’agisse de la Beauce ou de Chamonix, du printemps, de l’aurore ou du crépuscule ; elle a besoin de s’imprégner en profondeur de toutes les senteurs de la terre, de chaque vibration atmosphérique, de toutes les palpitations de l’eau ou du feu ; afin de restituer, par des voies métaphoriques, les infinis ressacs du règne naturel et des cycles saisonniers….
Gérard XURUGUERA, Ecrivain et critique d’art 2002
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Dès 1991, la peinture de JAHB a subi une profonde mutation. Musicienne, il lui a sans doute été plus facile qu’à d’autres créateurs de franchir le pas vers l’absence d’objets. L’expression de la lumière semble à ce moment être devenue primordiale pour la peintre qui, depuis a cherché avec une volonté et une rigueur remarquables, dans le secret de son atelier, les pigments, les mélanges et les agencements les plus aptes à traduire l’idée qu’elle se faisait de la splendeur de la Création…
Monique BOISARD, conférencière et conseillère en Art Plastique 2004